Pourtant j’en ai essayé plusieurs différents.
Je finis toujours par revenir à mes 3 coupelles.
C’est d’ailleurs le surnom que l’on m’a donné sur une formation. Je l’ai rapidement adopté et aujourd’hui j’en viens même à le revendiquer.

J’ai surpris le jury lors de mon passage pratique, car je suis arrivé avec mes 3 coupelles pour proposer ma séance.
Comment j’en suis arrivé à ce choix pédagogique ?
Par fainéantise ? … un peu je dois l’avouer
Par soucis de facilité ? … certainement
Pour gagner du temps ? … Indéniablement
Par choix pédagogique ?…
Je vais vous le prouver ! 
J’ai eu la chance de pouvoir tester beaucoup de matériel différent lors de mes séances.
J’ai pu tester à plusieurs reprises les lanceurs de ballon.
J’ai pu tester les mannequins (gonflable ou non).
J’ai pu tester haies, piquets, cerceaux.
Bien évidemment j’ai un tchoukball mais que je sors de moins en moins.
J’en reviens toujours à mes coupelles ! 


Lors du confinement, j’ai pu prendre le temps de regarder énormément de vidéos et j’ai pu constater que de plus en plus d’éducateurs utilisent beaucoup de haies, cerceaux, mais cela est-il vraiment utile à l’exercice ?
Vous pouvez en trouver d’autres avec M. Rabiot. On n’y voit jamais de haies.
Bien évidemment, il est possible d’utiliser de temps en temps un matériel spécifique selon ce que l’on veut travailler.
Mais voir échelle de rythme et haies à chaque entrainement me questionne.
Comment rester le plus possible proche de la réalité du match ?
Je pense que mes exercices et mon terrain doivent ressembler le plus possible à cette réalité.
J’ai appris à construire mes séances autour de mes coupelles, devenant un expert en la matière.
Ça a d’ailleurs surpris le jury lors de mon passage pratique lorsque j’ai refusé tout matériel et utilisé uniquement des coupelles.

« Simple et efficace » furent les premiers mots dit par l’examinateur lors de mon entretien.
Attention, je ne dis pas qu’il ne faut jamais utiliser du matériel mais mon message serait plutôt, avant de poser des haies sur le terrain, demande-toi ce que tu veux travailler.
Mettre des haies ou une échelle de rythme, est-ce nécessaire si tu travailles réduction d’angles ou plongeon ?
Bon j’arrête là et je vous explique pourquoi j’ai fait ce choix pédagogique !
C’est un matériel peu couteux, j’ai donc acheté 2 lots sans rien demandé à personne.
Facile à transporter, elles tiennent dans mon sac à dos.
Rapide à installer, en 30 secondes je pose mes coupelles et je mets mes gardiens en action.
Les pourvoyeurs doivent s’appliquer pour mettre le ballon sur le repère.
Proverbe by FLORENTIN : « pas de bons ballons, pas de bons plongeons »
L’abondance de matériel peut déconcentrer le gardien de but de l’objectif initial.
Plongez au-dessus d’une haie ou d’un obstacle et vous verrez qu’une partie de votre cerveau est pris par l’idée de ne pas toucher celui-ci et non sur l’efficacité du plongeon.
Que l’on travaille à partir d’un geste technique ou d’une situation de match, il faut que l’on donne des repères au gardien de but et se rapprocher le plus possible de la réalité du match…
Il n’y a pas de haies en match !
De même, tous les ballons ne sont pas aussi précis qu’un lanceur de ballon.
Triangle, slalom, point de départ et mini-but ou l’inverse.
Avec l’expérience mes gardiens savent ou se placer quand je commence à poser mes coupelles.